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Construction de maison individuelle : procédures et démarches
 

La construction d'une maison individuelle n'est pas une sinécure. Mieux vaut donc bien maîtriser les différentes étapes à respecter.

Les différents intervenants

La construction d'une maison individuelle fait intervenir plusieurs protagonistes dont il est important de connaître le rôle exact.

Le maître d'ouvrage est tout simplement celui qui fait construire, en l'occurrence, vous-même.

L'architecte (ou le professionnel agréé en architecture) peut fournir les plans selon la solution choisie. Au-delà de la conception du projet, vous pouvez également lui confier une mission plus ou moins étendue de maître d'oeuvre.

Le maître d'oeuvre est un professionnel que vous pouvez charger d'une mission de coordination, de suivi et d'assistance, totale ou partielle, sur tout ou partie des travaux.?

Les différentes solutions
Pour faire construire une maison individuelle, plusieurs solutions s'offrent à vous.

NOUS FOURNIT LE PLAN 


Vous signez alors un contrat de "construction de maison avec plan".?C'est, pour vous, la solution la moins contraignante et la plus sûre en terme de garantie puisque ce type de contrat est strictement réglementé (loi du 19 décembre 1990).?Mais naturellement, elle ne vous permet pas d'obtenir une maison vraiment personnalisée, sauf sur quelques détails à négocier avec  nous.

Vous fournissez le plan

Dans l'hypothèse d'une construction sans fourniture de plan, vous vous adressez à un architecte (ou à un professionnel agréé en architecture) pour dresser les plans de votre maison. Ce qui permet toutes les personnalisations possibles. Si la surface n'excède pas 170 m2, vous pouvez même réaliser vous-même les plans ou vous adresser à un professionnel non agréé. Mais c'est une solution naturellement risquée compte tenu de l'enjeu.
L'intervention d'un architecte est également obligatoire pour des travaux d'agrandissement exigeant un permis de construire qui portent la surface existante au-delà de 170 m2.
Muni des plans, vous pouvez vous adresser à un constructeur qui se chargera de l'ensemble des travaux. Il s'agit alors d'un "contrat de construction sans plan", un peu moins réglementé que le contrat avec plan.
Vous pouvez aussi décider de faire appel à plusieurs entreprises avec qui vous négocierez la réalisation des différents travaux.?C'est naturellement une solution qui exige du temps et des compétences (comparaison des devis, surveillance des travaux, etc.) et qui comporte plus de risques. Pour vous aider dans cette lourde tâche, vous pouvez vous faire assister par un maître d'oeuvre (par exemple l'architecte concepteur des plans).
Enfin, solution médiane, notre entreprise principale pour réaliser le gros oeuvre, la mise hors d'eau et hors d'air (murs, toiture, huisserie et vitres), avec qui vous signerez un contrat de construction sans fourniture de plan, et faire réaliser les autres travaux par différentes entreprises avec qui vous négocierez vous-même, lot par lot.

- La mise au point du projet -

- L'enquête terrain -

- permis constructions-En principe, toute personne souhaitant édifier une construction sur un terrain doit solliciter un permis de construire destiné à vérifier que le projet est conforme aux dispositions législatives et réglementaires.

Dépôt de la demande

La demande doit être déposée par le propriétaire ou son mandataire à la mairie.
. Le dossier comprend un formulaire administratif, une copie du cadastre, un plan masse et le plan des façades. S'y ajoute un dossier « paysager » comprenant une photo du terrain, une coupe, un dessin et une notice destinés à décrire l'impact visuel du projet en question.
. Un bénéficiaire d'une promesse de vente peut également déposer une demande.

Le dossier est instruit par les services municipaux qui peuvent le confier à la direction départementale de l'Equipement. Dans les communes sans plan d'occupation des sols (POS), c'est directement la préfecture qui est saisie.

L'intervention d'un architecte n'est pas obligatoire quand une personne physique souhaite construire pour elle-même un bâtiment d'une surface nette inférieure à 170 m2.
. Il en est de même quand il s'agit d'agrandir un bâtiment dont la surface totale restera inférieure à ce seuil. En revanche, le recours à l'architecte est dans tous les cas obligatoire quand l'agrandissement concerne un bâtiment dont la superficie dépasse déjà ce seuil.

Si le dossier est incomplet, la mairie doit réclamer les documents manquants dans les trente jours suivant le dépôt. Récépissé et complément de dossier

La mairie doit délivrer un récépissé comportant des indications données à titre provisoire, qui pourront être rectifiées dans le délai d'un mois (faute de quoi ces indications engagent l'administration)
Ce récépissé mentionne la date à laquelle l'absence de réponse de l'administration entraîne l'acceptation tacite de la demande.
Il précise également que la mairie dispose d'un mois pour demander des éléments manquants et pour notifier un délai d'instruction différent que celui indiqué dans le récépissé.

Quand la maire ou le service compétent demande des pièces manquantes au déposant, celui-ci dispose de trois mois pour les fournir, à compter de la date de réception de cette demande. A défaut, le projet fera l'objet d'un refus tacite.

Délais d'instruction

En principe, pour les permis de construire, le délai d'instruction de la demande est de deux mois à compter de la réception du dossier complet pour les maisons individuelles (comportant au plus deux logements destinés au maître de l'ouvrage) ou de trois mois pour les autres projets. Mais ce délai peut être prolongé dans certains cas (monuments historiques, enquête publique liée à l'impact sur l'environnement, etc.).

Pendant toute la durée d'instruction et au plus tard quinze jours après le dépôt du dossier complet, celui-ci fait l'objet d'un affichage en mairie.

Si aucune réponse n'est parvenue au demandeur à l'expiration du délai réglementaire précisé par l'autorité compétente dans le récepissé, celui-ci est est assimilé à un permis de construire tacite.
. Le demandeur peut aussi exiger un certificat de non-opposition.

Quand les règles d'urbanisme sont en cours de modification, l'administration peut repousser sa décision et prononcer un sursis à statuer. Ce sursis ne peut être supérieur à deux ans et doit être motivé.
. Si plusieurs motifs sont invoqués successivement, la durée totale du sursis ne peut dépasser trois ans.

En cas de sursis à statuer, le demandeur doit confirmer sa demande dans un délai de deux mois. Après l'obtention

Le permis doit être affiché à la mairie dans les huit jours qui suivent la décision ou la non-opposition, pour une durée de deux mois.
Il doit également être affiché sur le lieu du chantier de façon à être visible de la voie publique.
. Des panneaux réglementaires sont en vente dans les magasins spécialisés.
. Pour éviter tout risque de litige, il est recommandé de faire constater par huissier la présence des panneaux réglementaires.

Toute personne intéressée peut attaquer la validité du permis dans les deux mois qui suivent le dernier de ces deux affichages.
. Il est donc recommandé de ne pas débuter les travaux immédiatement après l'obtention du permis. En cas d'erreur de l'administration, celle-ci peut annuler le permis dans les deux mois qui suivent sa délivrance.
Le permis est valable deux ans. Il devient caduc si les travaux n'ont pas commencé dans cet intervalle. De même, une interruption volontaire du chantier pendant plus d'un an,après ce délai de deux ans, entraîne l'annulation du permis.
On peut toutefois demander une prolongation d'un an de la validité du permis sous réserve de déposer sa demande plus de deux mois avant l'expiration du délai initial.
En cas d'action en justice devant le tribunal administratif, ce délai de péremption de deux ans est suspendu jusqu'à l'obtention d'une décision de justice définitive.
En cas de refus

Tout refus doit être motivé et la notification doit mentionner les délais et voie de recours possibles.
Le demandeur peut engager un débat avec le service compétent pour accepter éventuellement d'apporter de légères modifications au projet initial.
. Si les modifications exigées par l'administration sont importantes, le demandeur peut résilier son contrat avec le constructeur et récupérer les acomptes versés. Mais les honoraires de l'architecte sont définitivement perdus.
Le demandeur peut aussi déposer un recours gracieux auprès du Préfet. Une absence de réponse dans les quatre mois équivaut à un refus.
Le demandeur peut enfin déposer un recours pour excès de pouvoir auprès du tribunal administratif dans les deux mois qui suivent soit la notification du refus, soit le délai de quatre mois en cas de recours gracieux.

 

- Le rendez vous de démarrage

01 - L'mplantation

L’implantation d’un bâtiment
Elle permet de matérialiser sur le terrain les grandes lignes de la construction par l'intermédiaire des chaises d’implantation
Son but est de déterminer l'emplacement du bâtiment, de situer les murs de façades, de refends, etc... 
De repéré un ou plusieurs points fixes d'après le plan de masse.
Placez des jalons (suivant les plans) aux angles et rejoignez les par des cordeaux
 Les chaises doivent être très solides,indéformables et de niveau sur elles même et entre elles
Repérez d'une pointes les axes ou les nus extérieurs de la construction sur les planches puis les relier avec des cordeaux.
Vérifiez les équerrages

02 - Terrassement et Fouilles :

Les ouvrages enterrés
Ils comprennent l'assise du bâtiment dont les fondations, mais aussi les canalisations, les réseaux, (gaz,eau,électricité,téléphonie) le drainage et bien entendu le terrassement etc...
Une fondation doit toujours être hors gel. En France, cette profondeur se situe entre 60 et 90cm voir > à 1m suivant les régions et sur le bon sol.
La largeur, l'épaisseur, le diamètre des aciers, dépendent de la nature de la construction. Le ferraillage est très important dans une fondation au même titre que la qualité du béton. Ne négligez aucun détail, c'est l'assurance d'une bonne construction. Si ces conditions ne sont pas remplies, des déformations peuvent apparaître sur le bâtiment.  Il existe plusieurs sortes de fondations pour un bâtiment avant de commencer les travaux, il est préférable et conseillé de faire une étude du sol par un géotechnicien qui définira la manière et les dimensions des fondations

03 - Fondations :

1) Semelles
-Fondation en rigole quand le bon sol se trouve au niveau hors gel et que le poids de la construction est important - Semelle filantes dite plate quand le bon sol se trouve au niveau hors gel et que le poids de la construction est moins important ou en cas de retenue de terre.
2) Longrines
- Puits et longrines pour une économie de terrassement et de béton quand le bon sol se trouve beaucoup plus bas que le niveau hors-gel
- Longrines sur gros béton pour une économie de matériau quand le bon sol se trouve plus bas que le niveau hors-gel
Le ferraillage préfabriqué convient bien dans ces cas de figure
Attention aux angles bien relier les semelles ou les longrines par des équerres ou par des fers en u en régions sismiques
Pensez à mettre les fers d'attente pour les chaînages verticaux
3) Redan (terrain en pente)
- Semelle en redan pour une économie de terrassement et de matériaux quand le terrain et en pente
Attention, quand vous faites une extension et que celle-ci se trouve plus bas que le bâtiment existant
4)Reprise en sous-oeuvre

5) Mais aussi le terrassement, les canalisations et le drainage

04 - Elevation des murs :

Les rôles des murs en maçonnerie

1) Mur porteur (façades et refends)
Ils doivent supporter les charges amenées par : Les planchers, la charpente, la couverture et leur surcharge.

2) Mur de remplissage
Ils sont réalisés souvent en parpaing creux pour remplir l’espace constitué par une ossature poteaux poutres Tous les ouvrages non porteurs séparant les diverses pièces d’un bâtiment, sont des cloisons et ne font pas partie du gros oeuvre.
NOTA : Les différents murs sont ceinturés par des chaînages horizontaux et raidis par des chaînages verticaux. Ils comprennent aussi les arases et les linteaux.
DÉSIGNATION CONSEILS

1) Les murs extérieurs de sous-sol sont enterrés ou semi enterrés pour réaliser les caves, garages ou vides sanitaires. Ils ont pour rôle de porter les planchers, et soutenir les terres humides ou remblais. Il est donc important qu’ils soient très résistants. Il est donc préférable de les construire de la manière suivante : bloc coffrant ou mur banché

2) Les murs extérieurs de façades prévus avec portes et fenêtres ont un rôle qui consiste à :
a) Protéger des intempéries

b) Isoler thermiquement

c) Embellir par les finitions
Ces murs peuvent être construits en blocs ciment (agglos), en briques pleines ou creuses, en pierre, en béton et béton cellulaire et dans certains cas en bois.
Nota : le pignon est la partie généralement triangulaire, d’un mur portant les versants d’un toit.
Ils sont de même nature que la construction

3) Les murs intérieurs de refend sont destinés à supporter les planchers, les plafonds, la charpente. Ils séparent la surface intérieure habitable dans le sens longitudinal ou transversal.

4) Les murs de clôture délimitent le terrain, la propriété, embellissent l’ensemble et soutiennent parfois les terres en cas de différence de niveau. (Voir ci-dessous)

5) Les murs de soutènement retiennent les poussées de terres Voir les murs extérieurs de sous-sol

05 - Plancher

En maçonnerie, les planchers sont des ouvrages horizontaux porteurs des charges permanentes et des surcharges d’exploitation à chaque étage. Ils s’appuient sur : Les murs de façades Les murs de refend la structure poteaux poutres Ils constituent un écran isolant thermique et Acoustique
DÉSIGNATION
a) Dallage
b) Plancher traditionnel (Dalle pleine réalisée entièrement sur le chantier)
c) semi préfabriqué et comportant Poutrelle en BA (béton armé) ou précontrainte Entrevous (hourdis) Dalle de compression
d) NOTA : Les plafonds sont des ouvrages horizontaux portés
e) Les planchers constituent la surface apparente des planchers en béton armé ou en bois qui sont généralement suspendus, pour le dernier niveau, à des solives ou aux fermettes.
Mise en œuvre du plancher « poutrelles hourdis »
Le stockage s’effectue avec les éléments posés à plat sur lattes bien superposées.
Avant la pose, il est préférable de faire une petite arase afin de mettre le plancher de niveau et à la bonne hauteur. Sinon aligner une file de bastings de champ où reposeront les poutrelles. Le remplissage de la surface intérieure près des rives ( 1/2 ou 1/3 de hourdis) s’effectue sur basting à plat.
Le réglage de l’étaiement s’effectue avant la pose par rapport au trait de niveau (ligne bleue tirée à +1,00m du sol fini)
Les poutrelles ne doivent pas être fendues ni fissurées
Le béton de la poutrelle (nez) doit reposer sur le mur de 2,5cm minimum. Les fers de la poutrelle reposeront sur les aciers des chaînages, poutres ou chevêtres
Le plan de pose, les files d’étais et le ferraillage sont donnés par le fournisseur du plancher.
Dans le domaine du ferraillage, un chapeau doit être présent sur chaque poutrelle. Celui-ci est positionné et ligaturé sur le treillis soudé
SÉCURITÉ : Attention à ne pas marcher sur le milieu des entrevous en béton car ils sont très fragilisés par la pose. Il est préférable d’installer des planches au fur et à mesure de l’avancement des travaux formant ainsi un platelage.

PS:
Plus la portée est grande,, plus grosses sont les poutrelles.
Exemple: pour une portée de 3,20m, un plancher de 12+4 suffira. 12 étant la hauteur de l'entrevous et 4 l'épaisseur de la dalle de compression.

06 - Charpente :

Après avoir laissé sécher 3 semaines minimum la dalle béton, montage des murs en élévation en parpaings ou briques, linteaux et chaînages béton armé, mise en place éventuelle de coffres de volets roulants, puis enduit hydrofuge sur les deux rangs du mur de soubassement.

Ensuite, mise en place de la charpente industrielle (fermettes) ou traditionnelle, avec ou sans toile sous toiture. Vient ensuite la couverture (tuiles, ardoises…), et, pour finir, gouttières et descente d’eaux pluviales en aluminium ou en zinc.Deux types de charpente sont habituellement proposés : la charpente dite traditionnelle et les fermettes. Vous trouverez ici les différences entre les deux et surtout une présentation de leurs avantages et de leurs inconvénients.


 

La charpente traditionnelle est celle que l'on rencontre principalement dans les maisons anciennes.

Les fermettes sont issues d'un procédé américain des années 50 permettant de préfabriquer des charpentes bon marché avec des bois de faible section. Un procédé de triangulation permet d'obtenir une grande solidité de l'ensemble (une société de l'Est de la France montrait un film publicitaire non truqué où un char militaire passe sur le toit d'une maison équipée de fermettes rapprochées). Les fermettes sont de manière standard étudiées pour supporter 150 Kg/m2 soit à la fois la couverture et un plafond en plaques de plâtre. Evitez donc de faire passer les AMX 30 sur votre toit.

Avantages et inconvénients des deux charpentes

CharpenteAvantagesInconvénients
Fermette

Bon marché. Les bois de faible section sont quasiment traités à coeur.

Les bois sont assemblés par des agrafes dont les pointes sont de courte longueur, ce qui évite les fissures (et améliore la solidité).

L'isolation peut être assurée par des isolants en vrac déposés au dessus du plafond (meilleur marché)

L'inconvénient majeur des fermettes est que les combles sont non aménageables même non utilisables pour y ranger des objets.

Pour circuler dans les combles, il faut impérativement poser les pieds sur les poutres et non sur le plafond, simple plaque de plâtre.

Charpente " traditionnelle "

Permet d'utiliser tout le volume pour aménager des pièces.

La charpente traditionnelle en tant que telle est à peine plus chère que les fermettes, mais comme elle permet d'aménager des pièces, le prix global est bien sûr plus élevé (compter un supplément de 180 €/m²) :

  • à efficacité égale (surtout l'été), isoler des combles aménageables revient nettement plus cher qu'isoler des combles perdus,
  • la charpente traditionnelle impose de prévoir un plancher hourdis pour le plafond.

De plus pour pouvoir aménager les combles, prévoir une hauteur de mur supplémentaire (pour les toits à faible pente) ou bien des ouvertures de type " chiens assis ".

Certaines essences de bois permettent d'alléger voire de se passer de traitements chimiques. Ceci s'avère salutaire mais pas réglementaire !

07 - Couverture :Utilisées depuis plusieurs siècles pour la maison individuelle comme pour les monuments les plus prestigieux, les couvertures en ardoises - naturelles ou non - permettent de réaliser des toitures durables et esthétiques. Les ardoises peuvent se poser de plusieurs dizaines de façons différentes

Les types d'ardoises

    Les couvertures peuvent être en ardoises naturelles ou en ardoises synthétiques, et plusieurs formats sont disponibles : rectangulaire, carré, rond, en losange. Les finitions sont soit à bords droits, soit biseautées et les ardoises peuvent être soit lisses soit gaufrées.

    Les types d'ardoises à utiliser dépendent selon les usages architecturaux et les conditions climatiques des régions. Les ardoises sont en effet très résistantes même dans les régions au climat rude, mais dans certaines limites.

    De plus il est possible, selon les gisements, de trouver des ardoises d'un noir profond au vert en passant par le gris. Les ardoises synthétiques permettent, elles, de trouver des ardoises vertes, rouges ou bleues.

    La pose des toitures en ardoise

      La pose, quelle que soit la forme des ardoises, se fera par recouvrement partiel, ce recouvrement assurant également l'étanchéité. On commencera toujours la toiture par le haut, en descendant. 

      La fragilité des ardoises empêchera cependant que l'on marche dessus, d'autant plus que l'épaisseur moyenne des ardoises posées aujourd'hui diminue. 2,7 mm pour des ardoises synthétiques pour les maisons individuelles alors que sur des bâtiments patrimoniaux par exemple, l'ardoise peut faire jusqu'à 9 mm d'épaisseur ; elle fera habituellement 4 à 5 mm.

      La pose, cependant, pour que la toiture dure, doit être faite par des professionnels, que la pose soit faite au crochet ou que les ardoises soient clouées par une ou deux pointes

      Les types de tuiles

        • Tuile canal (ou tige de botte) : de forme conique, le blocage se fait par glissement sur une autre tuile. Les tuiles de courant (dessous) bloquent les tuiles de couvert (dessus). Pour la pose de ce type de tuile, la pente du toit doit être faible et la maison doit être située préférablement dans le sud de la France.
        • Tuile plate : se trouvant essentiellement au nord de la Loire, les couvertures en tuiles plates se font par chevauchement, tout comme cela se fait pour les couvertures en ardoises. Ces tuiles de forme rectangulaire se posent sur des toits à la pente inférieure à 35°.
        • Tuile mécanique (ou tuiles à emboitement) : les couvertures en tuiles mécaniques se font par un ensemble de cannelures, de rainures permettant l'emboitement. L'installation de ces toitures en tuiles mécaniques permet de faire des couvertures rapidement, le nombre de tuile au m² reste en effet assez faible.
        • Tuile romane : elle est la plus utilisée dans toutes les régions françaises car elle est peu onéreuse.
        • Tuile de fibro-ciment : coût moindre, peu esthétique, pose simplifiée, elle est peu employée.
        • Tuile en béton : lourde et moins résistante face aux agressions météorologiques, son usage est encore assez peu répandu.

         Les avantages des tuiles

        La diversité des modèles permet de parfaitement s'adapter aux éventuelles contraintes régionales, nombre de  modèles étant disponibles pendant plusieurs décennies. Les tuiles, de plus, résistent au feu. Leur matériau, la terre cuite, leur confère cette qualité essentielle en couverture. Elles résistent également dans le temps. Elles vont se patiner, foncer en vieillissant, la toiture changera alors de couleur. Les tuiles plates sont parmi celles qui évolueront le plus. Peu d'entretien sera nécessaire, du moins durant les 20 premières années.

        08 - Menuiserie ext

        On estime que 25% des pertes de chaleur dans une maison proviennent des fenêtres. Le remplacement de fenêtres peut donner droit à un crédit d'impôt. Focus sur les fenêtres PVC

        En rapport qualité / prix, les installateurs vous recommanderont sûrement les fenêtres PVC. Même si l'esthétisme de ce type de fenêtres peut apparaître comme un frein à leur achat, les caractéristiques isolantes du produit apparaissent comme un atout essentiel. De plus, aujourd'hui, de nombreuses solutions et options existent pour décorer plus en finesse le PVC. On trouve ainsi et par exemple des imitations en bois tout à fait réussies. Au niveau de l'isolation thermique, le PVC est sans conteste une solution intéressante (même si le bois est par nature bien meilleur à ce niveau) car il est très peu conducteur. Surtout, la fenêtre en PVC est excessivement robuste et propose une durabilité conséquente, tant en terme de mécanique que de résistance à la corrosion ou aux UV. Le prix, évidemment, est l'un des moins élevés du marché et la pose rapide. On déconseillera toutefois l'utilisation du PVC pour des fenêtres de grands formats.

        Installation fenêtres PVC maison

        Une fois que vous avez choisi le type de matériau que vous désirez pour vos fenêtres, ne laissez pas de côté l'installation. En effet, même si les produits que vous aurez sélectionnés sont très performants au niveau de l'isolation phonique ou thermique,

        09 - Cloisons intérieures 10 - Plaquisterie /

        Que vous souhaitiez entreprendre la construction de votre maison, rajouter des pièces, scinder des espaces ou isoler, une question demeure : quels sont les matériaux à utiliser ?

        Matériaux de construction

        Parpaing de béton creux

        Matériau très répandu, économique.
        Pour constructions inférieures à 3m de haut : blocs de 20x20x50 cm.
        Isolation intérieure en plus indispensable.


        Brique creuse

        Matériau naturel composé de terre cuite. Relativement bon marché (brique creuse 20 cm). Isolation intérieure indispensable.

        Brique alvéolée

         

        Epaisseur de 30 cm. Propriétés isolantes intéressantes qui peuvent dispenser dans certains cas d'isolation intérieure (sauf régions froides ou murs situés au nord). Matériau plus cher au départ mais finalement rentable.


        Béton cellulaire

         

        Disponible en épaisseur de 20 cm et 25 cm. Composé de chaux, ciment, sable et poudre d'aluminium. Très léger. Bonnes caractéristiques isolantes (isolation intérieure pas obligatoire dans les régions à climat doux). Matériau recyclable. Prix moyen. Attention, à cause de la perméabilité à l'eau du béton cellulaire, vous devrez employer un enduit hydrofuge à l'extérieur.

        Matériaux pour cloisonner

        Les cloisons vous permettent d'aménager votre espace intérieur. Plusieurs solutions sont à votre portée.

        Parpaing (7 ou 10 cm d'épaisseur)

        Matériau assez lourd. Nécessite une finition (plaques de plâtre...).

        Brique creuse (5 à 7 cm d'épaisseur)

        En terre cuite. Nécessite une finition (plaques de plâtre ou plâtre).
        Bonnes qualités d'isolation thermique.

        Carreau de plâtre (5 à 7 cm d'épaisseur)

        Dimensions : 66 x 50 cm.
        Montage rapide (carreaux s'emboîtent les uns dans les autres)
        Plusieurs sortes : pleins, alvéolés, hydrofugés.

        Plaques de plâtre

         

        Plusieurs produits disponibles : cloisons « tout en un » (2 plaques de plâtre), cloisons séparées par un maillage de carton (cloisons alvéolées).
        Possibilité de poser 2 plaques de plâtre simples avec matière isolante (acoustique, notamment) entre les deux. Alternative appréciable pour leurs poids (combles).
        Produit fini, prêt à peindre ou à tapisser.

        Béton cellulaire (épaisseur de 5 à 10 cm)

        Blocs de 62,5 x 25 cm ou 62,5 x 50 cm. Bonnes propriétés d'isolation phonique et thermique. Ininflammable.

        Matériaux d'isolation

        On estime que les murs sont responsables de la fuite de 16% de la chaleur pour une maison. Pour éviter cette déperdition économique et réaliser quelques économies, disposer d'une isolation performante est essentiel. Vous pourrez ainsi alléger vos factures et permettre la diminution de la consommation de combustibles fossiles et donc d'émissions de gaz carboniques. Choisir l'isolant approprié sera fonction des performances que vous en attendez (tant en matière d'isolation thermique qu'acoustique), de vos convictions écologiques et bien sûr de votre budget.

        L'isolant peut :
        - être inclus dans une
        plaque de plâtre utilisée comme finition,
        - se trouver en « plaque » ou en « bande ». Sous cette forme, l'isolant est à placer contre le mur puis à doubler d'une contre cloison ou d'une finition (plaque de plâtre, par exemple),
        - être disponible en flocons à pulvériser (plus rare).

        Contre vos murs extérieurs, nous vous conseillons de recourir d'abord à une isolation thermique performante. Ensuite, vous pourrez vous attacher à la doubler d'une isolation acoustique. Avant de vous décider pour un isolant, prenez bien en compte toutes les caractéristiques propres à votre logement et votre situation : climat, exposition des murs, matériaux de construction. Comme nous l'avons souligné plus haut, vous aurez peut être à rajouter une isolation acoustique pour vos murs intérieurs, selon les matériaux employés

        11 -  Electricité /Le réseau électrique de la maison est une sorte de système nerveux de l’habitation non seulement parce qu’il amène la lumière et l’énergie électrique indispensable au fonctionnement de la plupart des appareils électroménagers et électronique, mais aussi parce qu’il permet de réguler la température tant dans les logements neufs recourrant au chauffage au fuel qu’à ceux qui reccourent au chauffage électrique.
        Le réseau électrique de la maison est constitué de différence éléments:
            * un disjoncteur qui permet de couper l’alimentation électrique de toute la maison en cas d’anomalie (cela permet notamment d’éviter l’électrocution si vous veniez à mettre vos mains dans une prise),
            * un compteur d’électricité
            * un  régulateur de température de l’ensemble des convecteurs/radiateur de la maison. Il est, en général, programmable: il permet de maintenir une température élevée lorsque la maison est habitée et de réduire la température la nuit ou lorsque la maison est désertée par ses habitants sont au travail, au lycée ou à l’école. Certains modèles de régulateurs permettent de moduler la température zone d’habitation par zone (plus élevée dans la salle de séjour et la cuisine que dans les chambres, par exemple)
            * un réseau de fils électriques qui permettent de faire arriver l’électricité dans des prises murales ou des prises permettant de raccorder des luminaires
            * un réseau de fils électriques raccordés aux convecteurs qui assurent le chauffage dans le cadre d’un chauffage électrique
            * un réseau de fils électriques raccordés aux radiateurs ou convecteurs qui permettent de réguler la température,
            * des convecteurs électriques dont il est possible de régler la température, de façon individuelle, mais dont il est possible de faire varier la température automatique via le régulateur de température central.  

        A l’extérieur, le réseau se prolonge par un cable électrique passant dans des gaines et raccordant la maison au réseau électrique public via un coffret limite de propriété qui peut être individuel ou collectif dans le cas d’un lotissement. Ce coffret limite de propriété qui correspond aux armoires beiges que l’on trouve en bordure de terrain, contient un compteur et est scellé via un système de plombs afin de garantir à l’opérateur électrique l’intégrité du système.

        Enfin, dans le cas où votre maison individuelle est située à plus de 30 mètres du coffret limite de propriété, il est nécessaire d’installer un second disjoncteur. Ce dernier constitue une sécurité supplémentaire au cas où l’emplacement du cable électrique qui relie la maison au réseau électrique public serait oublié avec le temps et qu’un jardinier zélé vienne à donner un coup de bêche dans le dit cable. La présence d’un dysjoncteur entre lui et le réseau public, lui permet de s’en tirer avec un "gros coup de jus" alors que l’issue serait fatale en cas d’absence du second disjoncteur

        12 - Plomberie / 13 - Sanitaire

        La plomberie et l'installation sanitaire de la maison

        Après le gros œuvre, le second œuvre finalise la construction de la maison avec : l'isolation, les revêtements extérieurs, les cloisons intérieures, les menuiseries intérieures, l'escalier, l'électricité, la plomberie, le chauffage et la climatisation.

        L'installation sanitaire de la maison concerne l'arrivée d'eau depuis le réseau de ville, le chauffage de cette eau pour son usage domestique, et l'évacuation des eaux usagées.

        Un particulier peut réaliser lui-même sa plomberie s'il est bon bricoleur. Dans ce cas, il peut être utile de faire vérifier son installation sanitaire par un plombier.

        Plomberie : préparer l'installation sanitaire

        Pour mettre en place le réseau sanitaire, on commence par placer la fosse dans le trou prévu lors du creusage des fondations. Elle est ensuite remplie d'eau aux trois quarts, afin d'éviter tout débordement par temps de pluie.

        Les tranchées menant à la maison sont également creusées au préalable.

        La fosse est ensuite raccordée au vide sanitaire. Avant la mise en route de l'installation et la fermeture des tranchées, les travaux doivent recevoir la validation du service sanitaire de la mairie, qui vérifiera la conformité avec le plan ayant reçu le permis de construire. On peut alors finaliser la mise en route des sanitaires.

        Le plan de l'installation sanitaire de la maison

        L'installation de la plomberie est définie selon un plan précis. Ce plan peut être de deux types :

        • La pieuvre : chaque appareil est relié à la nourrice, tube permettant de raccorder plusieurs tuyaux, par une canalisation indépendante. Ce système est le plus simple, demande moins de raccords mais utilise plus de longueur de tuyaux.
        • Le repiquage : la nourrice initiale alimente, grâce à une colonne montante, plusieurs nourrices secondaires placées à chaque étage du bâtiment. Un robinet d'arrêt est placé avant chacune de ces nourrices secondaires. On privilégie ce système dans les maisons à plusieurs étages.

        Plomberie : l'eau chaude sanitaire

        L'eau chaude sanitaire (ECS) est utilisée dans la cuisine et les salles de bain. Elle est produite par un chauffe-eau indépendant ou par un ballon d'eau chaude raccordé à une chaudière.

        Le chauffe-eau peut fonctionner à l'électricité, au gaz, au bois ou à l'énergie solaire. La première solution est de loin la plus répandue.

        La tuyauterie

        La tuyauterie peut être principalement en acier, cuivre ou PVC.

        • Tuyaux en acier : matériau conçu pour résister aux agressions chimiques et mécaniques.
        • Tuyaux en cuivre : bonnes propriétés mécaniques, solide, résistant à la corrosion.
        • Tuyaux en PVC : résistant, un tuyau PVC se coupe facilement avec une scie à métaux si l'on souhaite l'adapter à une installation.

        Plomberie : le compteur d'eau

        Un compteur d'eau est très utile, puisqu'il permet, outre le relevé des consommations, de traquer les éventuelles fuites.

        On se procurera le compteur chez un plombier, un fabricant ou encore en s'adressant à une société spécialisée sur le conseil du service des eaux de sa commune. Ce compteur pourra être loué ou acheté.

        L'achat est la solution la plus intéressante financièrement, cependant la location est plus largement adoptée. Elle assure en effet l'entretien et le remplacement des compteurs au fil de l'abonnement.

        14 - Revêtements des sols

        Les revêtements de sol

        La chape

        Une chape est une couche de ciment épaisse… Pour couler une chape, il est préférable de faire appel à quelqu'un qui connaît son métier car elle est la base de votre revêtement de sol.

        Les normes de revêtements

        Afin de placer le bon revêtement au bon endroit, il existe deux systèmes de classification. La norme UPEC et la norme PEI.

         Les pierres naturelles

        Les pierres naturelles sont extraites de carrières réparties un peu partout dans le monde. Il est encore très fréquent qu'elles soient taillées à la main. C'est donc un produit d'une authenticité rare…

         Les carrelages

        Les carrelages sont aussi appelés «pierres artificielles ou carreaux en céramique». Le carrelage est idéal pour le revêtement de sol de toutes les pièces de la maison, l’entretien et la durée de vie varient en fonction de la qualité.

        Les parquets massifs

        Le bois est le matériau noble par excellence. Une fois posé sur le sol, il vous offre le revêtement le plus beau qui soit: le parquet.

         Les parquets laminés

        Un sol laminé est en réalité une imitation de parquet. Il s'agit toutefois d'un revêtement de qualité…

         Les parquets stratifiés

        Le parquet stratifié est également appelé parquet lamellé. Il est composé de différentes couches.

        Les parquets contrecollés

        Ce type de revêtement se situe entre le parquet massif et le parquet laminé.

        Le liège

        Il y a encore de cela quelques années, le liège était sombre et granuleux. Mais à présent, les fabricants ont développé de nouveaux revêtements de très bonne qualité.

        La moquette

        Cela fait quelques années que la moquette n'a plus la cote. C'est en partie à cause de l'augmentation des allergies. Pourtant, elle garde de très bons atouts comme sa capacité d'isolation thermique et acoustique, sa douceur, et sa grande diversité de prix.

        Le tapis de pierres

        Le tapis de pierres est un revêtement de sol sans joints composé de petits graviers et de résines. Il existe en couleur naturelle, mais est également disponible en divers coloris.

        Le linoléum

        Le linoléum est un produit totalement naturel, composé d'un mélange d'huile de lin, de farine de bois, de chaux et de jute. Il souvent confondu avec le vinyle qui est lui synthétique.

        Le vinyle

        Souvent comparé à tort avec le linoléum, le vinyle est un revêtement synthétique et élastique.

        Les sols en béton

        Les sols en béton offrent un design d’exception et une facilité d’entretien, ce n’est donc pas un hasard s’ils sont très tendance depuis quelques temps. Pour le plus grand bonheur des fans de déco, vous pourrez choisir entre une multitude de styles.

        15 - Raccordements

        Le terrain destiné à être bâti doit être raccordé aux Voiries et Réseaux Divers, et assaini par un système d’évacuation des eaux usées ou un système d’assainissement individuel, mais le raccordement ne fait pas toujours partie du budget construction. Le terrain loti est vendu viabilisé et assaini : il est raccordé aux réseaux des services publics (eau, gaz, électricité, téléphone et tout-à-l’égout). Exit l’étape du raccordement : il ne reste plus que l’étape des branchements !

        Quand le terrain est isolé, le raccordement est en général à réaliser : pour connaître la situation de la parcelle par rapport aux Voiries et Réseaux Divers, procurez-vous le certificat d’urbanisme. Si en effet tout est à faire, c’est  à l’acheteur de prendre en charge le coût de la réalisation des tranchées et des raccordements. Attention !, renseignez-vous bien pour pouvoir financer la prestation : un terrain trop éloigné des réseaux publics peut rendre la construction de la maison hors de prix

        16 - Remise des Clés